Bienvenue

LA PUB POUR LES AUTRES BLOGS CONTENANT DES HISTOIRES SONT A LA FIN DE L'ARTICLE, N'HÉSITEZ PAS A Y JETER UN COUP D'¼IL ET A LAISSER VOS BLOGS D'HISTOIRES.

PROJET: Je cherche des personnes motivées pour monter notre propre association regroupant des artistes que ce soit dans les domaines MUSIQUE, DESSIN , et ÉCRITURE. Nous serions INDÉPENDANTS , marre des maisons de disques ou d'éditions qui nous imposent des choses que nous voulons pas ! C'EST UNE HONTE ! Payer 2500 euros VOIRE PLUS pour faire publier nos livres ou autres et gagner à peine moins de 5 euros dans les ventes alors QU'EUX gagnent le double et profitent de notre travail , JE SUIS CONTRE ! J'ai besoin de VOUS ! JE NE SUPPORTE PLUS CETTE INDUSTRIE ! A croire que si on veut être publié, il faut que le thème de l'histoire soit à la mode comme Twilight ! Laissez moi un message personnel et aidez ceux qui vivent pour l'art ...



Bienvenue à toutes et à tous,

Insatisfaite de ce blog, je le recommence à nouveau mais cette fois ci, je ne publierai pas plusieurs nouvelles car je dois avouer que j'en ai marre d'écrire des histoires très très courtes. Et puis, j'écris une histoire , qui cette fois-ci, sera assez longue et c'est pour cette raison que j'ai décidé de vous la faire partager.

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Bien entendu, les mises à jours ne seront pas fréquentes , je n'écris pas cinquante pages en une journée , il faut que j'aille quand même en cours ^^.
Mais bon ça ne me dérange pas d'écrire cette histoire au lycée ... Je le fait très souvent même =).

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Je ne me prétends pas être douée à l'écriture mais c'est ma passion et j'aimerai en faire ma vie. C'est pour justement cela que je la publie sur la plateforme Skyblog car beaucoup de personnes se rendent sur ce site et si cela pourrait juste me permettre de rencontrer des gens à qui l'écriture est leur métier... Ca me ferait très plaisir ! J'aime l'art et l'écriture l'est , évidemment. Je me passionne pour la musique metal mais ça c'est une autre histoire. J'aimerai beaucoup rencontrer des personnes qui aiment l'art , et n'importe lequel , la musique, le dessin , la littérature etc ... Faites moi signe alors. ^^

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Pour le bien de tous, je vous épargne l'écriture " texto ".

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Pour finir, je tenais à dire que j'ai horreur des gens qui prennent les textes d'autres personnes pour les mettent sur leur blog. Bon si il y a un lien , pourquoi pas ... Mais si il y en a pas ... Alors là ... Je suis pas d'accord. C'est peut être bête de dire ça, je ne vais quand même pas vérifier sur tous les blogs mais c'est assez désagréable de trouver mes textes personnels ailleurs...

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Bonne lecture ...


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# Posté le samedi 27 décembre 2008 07:09

Modifié le samedi 09 mai 2009 07:05

( 1 ére Partie de l'histoire ) Céline Romet

( 1 ére Partie de l'histoire ) Céline Romet
Au matin du 16 décembre 1994, à Reims.


Allongée dans son lit, une petite fille pleurait. Ses larmes coulaient comme les gouttes de pluie tombées du ciel s'abattant sur le sol humide et frais qu'est Reims. L'enfant avait peur. Peur de la mort. Peur qu'on lui fasse du mal. Mais la chose qui l'effrayait le plus en ce moment même étaient les hurlements de son papa et les bruits étranges qui l'accompagnait. Son papa faisait un vacarme infernal depuis une heure passée. De temps en temps, il s'arrêtait et elle l'entendait pleurer. Puis il se remettait à crier comme un fou et les bruits mystérieux reprenaient place. Alors pour se changer les idées, la petite fille prit sa poupée et se mit à jouer avec. Elle chanta quelques berceuses mais cela ne fut pas assez pour couvrir la folie de son papa. L'enfant essaya de penser à autre chose mais en vain. Les cris étaient tellement forts qu'il était impossible de faire semblant de ne pas les entendre. Sa maman... Que faisait-elle ? Pourquoi ne venait-elle pas la réconforter ? Mais ses pensées furent vite interrompues par les bruits de pas provenant de l'escalier. Son papa... Il allait faire du mal à sa maman... Elle devait l'en empêcher, protéger sa maman souffrant d'une grave maladie.
La petite fille reposa le jouet, se leva de son lit en prenant son courage à deux mains, et sortit de la chambre discrètement. Heureusement, son papa ne se trouvait pas dans les parages mais dans la salle de bain. L'enfant compta jusqu'à trois et se faufila le plus rapidement possible dans la chambre de ses parents. Elle referma la porte derrière elle et alluma la lumière. Sa maman était là, dans le grand lit, un drap recouvrant son visage. La petite fille se précipita sur sa maman.
- Oh maman, n'ai pas peur, papa ne te fera aucun mal ! Je l'en empêcherai, je te le promet, lui murmura t' elle.
Puis elle lui enleva le drap, sa maman dormait encore. Du moins, c'est ce qu'elle croyait.
- Maman , j'ai peur de papa ...
Sa maman ne répondit pas. L'enfant secoua sa mère mais elle resta immobile, n'ouvrant même pas un oeil.
- Maman, pourquoi tu ne me réponds pas ? s'inquiéta t' elle.
Il n'eut aucune réponse. Soudain une porte s' ouvra à la volée. L'enfant fit volte-face. C'était son papa, plus terrifiant que jamais. Son visage, d'habitude rempli de vie, était livide comme un mur. Il était encore en pyjama et la petite fille remarqua qu'il était tâché de sang tout comme ses mains. Ce qui frappa l'enfant, c'était l'arme que tenait son papa. Un revolver comme on voyait dans les films... Une arme qui servait à tuer... Il allait les tuer ...
L'enfant serra la main de sa maman, décidée à la protéger. Son papa et sa fille, en pleurs tous les deux, s'observèrent pendant de longues minutes jusqu'au moment où son père lui dit:
- Céline, lâche la main de ta maman, veut tu.
La petite fille, répondant du nom de Céline, refusa. Elle n'était pas prête de céder. Si il voulait tuer sa maman, il devait la tuer aussi.
- Céline, sors de la chambre immédiatement, ordonna son papa en haussant le ton.
- Non tu n'as pas le droit de tuer ma maman, ma maman a peur de toi et je lui ai promis que tu ne lui ferais aucun mal !
- Ta maman... Maman est morte, balbutia son papa les yeux très rouges.
Céline resta figée de terreur. Elle commença à sangloter. Il avait tué sa maman ! Lui ! Son papa ! Et voilà que maintenant elle allait mourir aussi !
- Ne pleure pas Céline, ça ne sert à rien. Dans quelques secondes, tu vas rejoindre ta maman, je te le promet, dit son papa.
Il pointa l'arme contre la tempe de sa fille. Il pleurait, face à sa fille qui était figée de peur. Céline sanglotait et se retenait de verser une larme. Son ventre brassait, sa gorge était nouée et elle peinait à respirer. Son papa était un assassin. Il était fou.
- Pourquoi... pourquoi tu as tué maman ?, parviens à demander Céline.
- Je n'ai pas tué maman, je te le jure ma chérie, je te le jure...
- Papa je ne veux pas mourir...
- Maman sera contente que nous la rejoignions. Si nous restons dans ce monde, maman sera triste.
- Maman est devenue un ange et elle veillera sur nous. Et je sais qu'elle ne voudrait pas que tu me tues car sinon tu iras en enfer et nous serions séparés à tout jamais.
Cette phrase fut un déclic pour son papa. Il tremblait, pleurait beaucoup et il restait songeur. Qu'allaient-ils devenir ? Sans sa femme, Corinne ? Et Céline, orpheline de mère, allait souffrir. Elle ira pleurer toutes ses nuits en pensant à sa mère et se disant pourquoi on lui a enlevé sa maman. Ce sera dur pour elle pour apprendre à exister sans sa maman. Tous ces moments de complicités ne seront jamais vécus. Céline ne connaitra pas les conseils de sa maman. Les autres enfants se moqueront d'elle : " Hé regarde là, sa mère est morte ! Elle a plus de maman ! " et ils riront en la voyant pleurer.
Et lui, veuf, que deviendrait-il ? Il finira par sombrer dans l'alcoolisme et il mourra de ça. Et Céline serait de nouveau orpheline.
Les yeux suppliants de Céline lui fondait le c½ur et d'un geste brusque, il jeta l'arme. Céline, encore sous le choc, s'effondra en larmes. Son père commençait à culpabiliser. Il la prit dans ses bras, lui demandant pardon, la couvra de baisers, et il lui promit de ne plus jamais recommencer ça.
Céline, encore angoissée, avait la respiration haletante. Elle se mit à crier pour extérioriser sa souffrance. Et la cadavre de sa mère qui gisait près d'elle... Elle fixait le corps inerte de sa mère et son papa le remarqua. Céline était très pâle.
- Je vais appeler l'hôpital. Si tu le désires, tu peux donner un dernier adieu à ta maman.
- D'acc ... D'accord, bégaya Céline.
L'enfant s'avança vers le lit, les jambes lourdes. Le cadavre de sa mère l'effrayait. Elle lui prit sa main sans-vie et la serra très fort. Tous les souvenirs passés avec sa maman se bousculaient dans sa tête. Elle déposa un baiser sur son front. Elle lui dit un dernier " Je t'aime ". Elle abandonna son père et sortit de la pièce, les larmes aux yeux. Elle entendit son papa qui téléphonait. Céline était tellement perturbée qu'elle comprit à moitié les choses.
- Ma femme était très malade... Oui monsieur, une tumeur au cerveau... Elle est décédée ce matin... Oui exact ... A tout de suite monsieur.
Son père sortit de la chambre et se dépêcha de sa changer. Il nettoya les tâches de sang et cacha l'arme.
- Papa, ils vont venir chercher maman ? , demanda Céline d'une petite voix.
- Oui ma puce.
- Ils vont l'emmener au cimetière ?
- Pas tout de suite. Dans quelques jours.
Céline resta silencieuse. Elle pleurait encore et alla se réfugier dans sa chambre. De désarroi et de colère, elle se mit à tout casser, ses poupées volaient dans tous les sens et elle hurlait.
Son papa, entendant ce vacarme, se précipita dans la chambre et attrapa sa fille qui perdait la raison.
- Céline, arrête ! Calme toi !
Il eut du mal à la retenir, et elle réussit à s'échapper. Elle jeta ses peluches et tout d'un coup, elle se mit à cogner sa tête contre le mur. " Maman était morte ", disait - elle. Son papa, ne sachant quoi faire, essaya de la raisonner. Elle cessa quand elle entendit son papa pleurer. Elle avait très mal à la tête, elle devait avoir des bosses.
- Voilà, bien Céline, calme-toi, c'est très bien...
Il la prit dans ses bras et lui affirma qu'elle était une enfant très courageuse et qu'il l'admirait. Soudain , une sonnerie retentit. Son papa alla ouvrir pendant que Céline sécha ses larmes. Elle prit une grande respiration et recoiffa ses longs cheveux noirs. Elle descendit au rez-de-chaussé ( sa maison était à étages ) et vit des ambulanciers. Un des leurs regarda avec pitié Céline. Elle se sentait mal à l'aise. L'ambulancier remarqua sa souffrance et proposa au père de Céline:
- Si votre fille ressens le besoin de parler à quelqu'un de spécialisé... Nous pouvons prendre un rendez-vous à l'hôpital.
Son père se retourna vers elle et Céline ne répondit pas.
- Nous allons réfléchir, dit son père.
- Où est le corps ? , demanda l'un des leurs.
- Suivez moi. Céline, tu restes ici.
Les ambulanciers montèrent l'escalier et Céline resta seule. Elle les entendaient parler ainsi que son père qui sanglotait. Dix minutes plus tard, ils revenaient tous avec le corps dans un grand sac. L'ambulancier jeta un dernier regard à Céline et la salua.

Sa maman avait quitté la maison à tout jamais ...

# Posté le samedi 07 février 2009 16:01

( 1 ére Partie de l'histoire ) Shane Kalinski

( 1 ére Partie de l'histoire ) Shane Kalinski
De l'autre côté de la ville, vivait une famille qui se déchirait. C'était les Kalinski. Ils étaient assez riches, assez difficiles à vivre surtout lorsqu'il s'agissait du père de famille, M.Kalinski. Ce dernier était d'origine polonaise. Sa femme, Marie, autrefois Marie Duchard, avait un tempérament très calme contrairement à son mari qui était très nerveux et agressif. Ils s'étaient connus par le biais d'un ami, Marie avait craqué sur le charme de Viktor Kalinski et réciproquement. Depuis ce jour-là, ils ne s'étaient plus quittés. Ils se marièrent en Pologne, à Versovie.
De cette union naquit trois enfants, que des garçons. Michal ( il était décédé depuis trois mois ), James et Shane.
Comme nous le disions, Michal l'ainé était décédé dans des circonstances dramatiques. Shane, le cadet, s'était amusé à jouer avec des allumettes et il avait mit le feu à leur ancienne maison. Shane était emprisonné au milieu des flammes. Michal parvint à le sauver mais y laissa sa vie. Le toit s'était effondré sur lui.
Viktor Kalinski devint fou malheureux car Michal, qui était âgé de dix huit ans, avait toujours été son fils préféré. Michal était un très bel homme. Il était fier de lui. M. Kalinski en voulait terriblement à Shane et lui faisait vivre un enfer malgré son très jeune âge, quatorze ans. Shane souffrait de cette situation, il était le souffre-douleur. C'est à partir de ce moment là que sa maladie se déclencha: L'anorexie. En deux mois, il avait perdu quinze kilos. Il était extrêmement maigre et les autres adolescents se moquaient de lui. Alors, il s'automutilait.
Son père se demandait si Shane était une fille car dans sa tête, seules les personnes de sexe féminin ne pouvait être que victime d'anorexies et assez stupides pour se tailler les bras.
Mme Kalinski était désespérée. Voir son fils souffrir lui était insupportable. Shane était son dernier fils et son préféré. Il avait les mêmes yeux qu'elle, c'est-à-dire verts. Il lui ressemblait beaucoup. Elle était très proche de Shane et elle était mal à l'aise quand son mari insultait Shane. Son coeur se brisait quand Shane pleurait dans la nuit, dans son lit. Elle s'agenouillait près de lui et le consolait. Shane lui répétait tous les soirs : " Papa ne m'aime pas ? ". Sa mère lui répondait qu'il l'aimait mais qu'il était très en colère contre lui. Alors cela tracassait Shane et pour le peu de fois qu'il dormait, il était victime de terribles cauchemars. La nuit, il se réveillait en sursauts et il criait. M.Kalinski frappait contre le mur pour l'ordonner de se taire. Shane, pétrifié, cessait aussitôt.
Son deuxième frère était James. Ce dernier avait dix sept ans. Il était assez discret et sans problèmes. A vrai dire, M. et Mme Kalinski ne se préoccupaient pas trop de James, il était en quelque sorte "libre". Il ne parlait pas trop; il avait le tempérament de sa mère. James étudiait la musique et il jouait plusieurs instruments dont la guitare et le violon. Il ne savait que penser de la situation de conflits entre Shane et son père. Bien entendu, James avait du mal à supporter les disputes. Il gardait le silence devant son père mais dans sa chambre, il écrivait sur un papier et composer une mélodie assez triste pour accompagner le texte. James désirait devenir un grand musicien et il était persuadé qu'il réalisera ce rêve. Il avait la détermination de sa mère, alors pourquoi échouer ?

# Posté le samedi 07 février 2009 17:32

Modifié le dimanche 22 mars 2009 07:32

( 1 ére partie de l'histoire) Céline Romet ( 2 )

( 1 ére partie de l'histoire) Céline Romet ( 2 )
Revenons de l'autre extrémité de la ville. Demain aura lieu l'enterrement de la maman de Céline. Plusieurs jours se sont écoulés et depuis le décès, Céline refusait de se nourrir. Son papa mangeait très peu et il était victime d'une grave dépression. Céline, courageuse, aida beaucoup son papa à faire les tâches ménagères ou faire la cuisine.
Céline avait très peu dormi cette nuit, elle se leva la première. Elle prépara le petit-déjeuner et décida de l'apporter dans la chambre de son papa. En ouvrant la porte, son papa se réveilla. Céline déposa le plateau sur le lit et son papa lui adressa un grand sourire :
- C'est très gentil de ta part ma chérie.
Elle souria. Son papa, touché par son geste, l'embrassa. Il lui murmura un grand merci. Il dégusta ses tartines grillées et demanda à Céline:
- Tu ne manges pas ?
- Je n'ai pas faim.
- Il faut que tu manges sinon tu vas être malade.
Céline haussa les épaules. Elle était incapable de toucher à la nourriture depuis trois jours. Elle avait perdu beaucoup de poids alors qu'elle était déjà très maigre et fragile, ce qui n'allait pas arranger son cas.
- Ça me ferait très plaisir si tu mangeais une tartine avec de la confiture aux mûres.
- Papa, je ...
- Ça me ferait très plaisir.
Céline était mal à l'aise. Son papa insista et pour lui faire plaisir, elle prit une bouchée de tartine. Après quelques hésitations, elle finassa par la manger entière. D'habitude, elle adorait et n'hésiterait pas d'en manger une dizaine et là, elle en était incapable. Soudainement, Céline eut une envie de vomir. Son père remarqua son visage livide comme un mur et Céline courra aux toilettes pour vomir.
Il alla la rejoindre, pour voir si tout allait bien. Elle en sortit, la main contre la bouche. Son papa s'inquiétait. Que pouvait il faire ? Il désirait essayer de l'aider mais il ne pouvait pas. Il se remémora la phrase de l'ambulancier : " Si votre fille ressent besoin de parler à quelqu'un de spécialisé ... Nous pouvons prendre un rendez vous à l'hôpital ". La solution ... L'unique ... La seule qui pourrait aider Céline. Mais serait elle d'accord ?
- Ma chérie, tu te rappelles ce qu'a dit l'ambulancier ? Si tu le souhaites, je peux prendre un rendez vous avec un psychologue qui saura t'aider.
Céline haussa les épaules. Dans sa tête, elle pensait que personne ne pourrait l'aider. Elle détestait le mot " psychologue " et cela lui inspirait aucune confiance.
- Je crois que ça sera une bonne chose pour toi, ajouta son papa.
- Je vais réfléchir.
- Prends une décision très vite, alors.
Elle hôcha la tête. Son papa la prit dans ses bras et lui proposa de faire un peu de shopping ou d'aller au cinéma pour se changer les idées. Elle lui répondit qu'elle n'allait pas très bien.
- Et ce soir, nous irions manger où tu le souhaites et je t'achèterai une glace à la fraise, dit son papa.
" Une glace à la fraise " , Céline en raffolait. Elle craqua et accepta tout de suite. Son papa souria de joie. Il lui demanda d'aller se préparer et qu'ils allaient partir après. Il partit se laver pendant que Céline s'habillait. Elle se vêtit d'un pull et d'une charmante petite jupe. Elle se maquilla un peu mais très légèrement. C'était encore une enfant. Elle se mit quelques barrettes dans les cheveux , pour l'embellir encore plus.
Céline se regarda dans le miroir et elle eut l'impression de voir sa mère à sa place. Elle cligna des yeux pour voir si elle ne rêvait pas. Sa mère avait disparue. Elle avait eu une hallucination.
Elle alla s'assoir sur le canapé et regarda quelques dessins animés à la télévision. C'était assez stupide mais Céline suiva quand même.
Une demi-heure plus tard, son papa alla la rejoindre et la complimenta sur la façon dont elle était habillée. Ils mit leurs chaussures et il montèrent dans la voiture Renault de son papa. Pendant l'aller, ils écoutèrent la musique. Son papa chanta une vieille musique de rock et Céline se mit à pouffer de rire. Il chantait très mal. Elle ria quelques instants puis elle cessa. Comment pouvait elle rire alors que demain aura lieu l'enterrement de sa maman ? Elle culpabilisa. Elle pleura. Son papa éteigna aussitôt la musique.
- Pourquoi pleures tu ma puce ?
- Je suis triste, et je m'en veux car on rit sans même penser que maman est morte.
- Maman ne voudrait pas que nous soyons tristes et elle trouverait cela tout à fait normal qu'on prenne du bon temps. Tu ne vas pas passer ta vie à pleurer, Céline.
- Mais j'aimais maman et je l'aimerai toujours. Tu sais, papa, elle me manque. Beaucoup. Si elle était là, elle t'aurait disputé parce que tu chantes très mal , dit elle dans un soupir.
Il resta silencieux, se remémorant ces instants. Il essayait de ne plus y penser car il souhaitait apprécier cette journée. Le trajet se passa dans un contexte tendu et il arrivèrent dans un parking où son papa s'y gara.
Ils sortirent de la voiture et son papa lui prit sa main. La circulation était dangereuse et il ne tenait pas à avoir d'accident. Il marchait très vite et Céline se mettait à courir pour rester à ses côtés. Il faisait très froid, mais l'ambiance chaleureuse réchauffait leurs c½urs. Céline aimait beaucoup Reims. Les grandes rues piétonnes l'intriguait, ces centaines de magasins et boutiques l'émerveillait et tous ces gens et leurs sourires qui lui était adressée ...
Mais aujourd'hui, c'était différent. Les gens l'observait comme si il s'agissait d'une pestiférée et ils semblaient mauvais. Un homme la regarda avec un rictus et lui fit de gros yeux. Elle serra très fort la main de son papa et une bouffée d'angoisse l'envahissait.
- Ca ne va pas Céline ? demanda son papa inquiet.
- J'ai peur papa. Les gens me regardent méchamment.
- Mais non ma puce, ils ne te regardent pas spécialement. Tu n'as pas de souci à te faire, je suis là pour te protéger.
Pourtant, Céline se mit à pleurer ; les gens la regarda encore plus ce qui n'arrangea pas son cas. Un groupe de femmes la montrèrent du doigt , quelques passants tentèrent de s'approcher d'elle ...

Céline tomba. Elle s'était évanouie.

# Posté le dimanche 22 mars 2009 07:58

Modifié le dimanche 22 mars 2009 10:40

1 ere Partie de l'histoire : Shane Kalinski (2)

1 ere Partie de l'histoire : Shane Kalinski (2)
Shane Kalinski avait passé la journée enfermé dans sa chambre. Il était assis sur son lit, un cutter à la main et transpercait la peau de son bras gauche. Il ne pleurait pas, du moins, il ne voulait pas. Les blessures qu'il s'infligeait étaient inférieures à la souffrance qu'il ressentait dans sa tête. Sa mère avait essayé d'entrer dans sa chambre mais il avait mis la clée dans la serrure. James avait tenté de le faire sortir mais il refusait. Alors, son père, sous le coup de la colère avait défoncé la porte et quand il vit cet effroyable spectacle, il se précipita sur Shane et le rua de coups. Shane hurlait , et alertée par les cris, Mme Kalinski se rendit aussitôt dans la pièce et retena son mari :
- Viktor ! Je t'en supplie, arrête !
- Regarde ce que ton abruti de fils a fait ! Tu trouves ça normal, toi ?
Mme Kalinski ouvra la bouche de terreur en voyant le bras de son fils. Elle se mit à pleurer, sans pouvoir s'arrêter.
- Tu vois ce que tu as fais , sale gamin ? Tu as fais pleurer ta mère ! J'aurais honte à ta place ! Ce sont les lâches qui agissent de la sorte !
- Viktor, commenca Mme Kalinski.
- Oh toi, n'essaye pas de prendre sa défense ! De toute façon, ton fils est une mauviette et un cinglé.
- Shane a besoin de soutien et de soin, commença Mme Kalinski.
- Du soutien ? Il n'en mérite pas. Par contre, Il a sa place dans un asile de fous !
- Je ne suis pas fou ! Je ne suis pas fou ! , répétait Shane.
- Mais non mon amour , tu n'es pas fou, dit Mme Kalinski, ton père est en colère et quand les gens sont énervés, ils ont tendance à dire des choses blessantes qu'ils ne pensent pas.
- Je suis très calme et je pense sincérement ce que j'ai dis.
- Je ne suis pas fou ! Je ne suis pas fou ! Je ne suis pas fou ! , hurla Shane.
D'un bond, M.Kalinski gifla Shane. C'était une scène impressionnante : Mme Kalinski essayait de retenir son mari , et ce dernier, fou furieux, frappait Shane. Mme Kalinski appella de l'aide et James les rejoigna aussitôt. Il saisissa son père et l'emmena loin de Shane. Celui ci courra dans les bras de sa mère pour avoir du réconfort.
Sa mère la serra très fort contre elle.
Viktor Kalinski leur jeta un regard noir et sortit de la chambre en disant:
- Fais-en ce que tu en veux de ton fils. Pour moi, il n'existe plus.
Et la scène se termina ainsi.

Le lendemain, Mme Kalinski avait pris rendez vous avec un psychiatre de l'hôpital. Shane refusait tout soin mais sa mère lui fit comprendre qu'il n'était pas fou et que beaucoup de personnes avaient besoin d'aide. Sa mère avait désinfecté ses blessures et son bras étaient couvert d'un bandage. Viktor Kalinski refusait d'adresser la parole à Shane. Quand Mme Kalinski et lui partirent , Viktor se contenta de dire :
- Amusez-vous bien. Et essaye de revenir sans lui.
Shane contena ses larmes. Arrivés à l'hôpital, Mme Kalinski et Shane montrèrent leur présence et ils furent aussitôt pris en charge par M.Ratel, psychiatre pour enfants et adolescents. Son bureau était triste , cela ne réjouissait pas Shane. Il s'asseya sur une chaise pas confortable et il se mit à tordre ses doigts dans tous les sens. Cette attitude captiva M.Ratel, jusqu'au moment où il prit la parole:
- Bonjour Shane. Je suis M.Ratel, psychiatre des hopitaux.
- Je sais.
- Ta maman m'a contacté afin que je puisse t'aider.
- Je sais.
- Je vois que tu sais tout. Mais moi, je ne connais pas certaines choses. Peut tu me parler de ces choses dont j'ignore ?
- Je vais très bien.
- Pourtant tu n'as pas l'air. Si tu le souhaites, ta maman peut parler à ta place.
- Je vous répète que tout va bien.
- Je vais le faire, M.Ratel, dit Mme Kalinski.
Elle raconta l'histoire de Shane ainsi que les moindres détails qui donna plus de précision à M.Ratel. Il écoutait attentivement, sans dire un mot. Il semblait réfléchir. Shane baissait la tête et quand sa mère parla de la relation difficile avec son père, il ferma les yeux pour s'empêcher de pleurer. Quelques instants plus tard, Mme Kalinski montra les blessures de Shane à M.Ratel et par la même occasion, il remarqua la maigreur du jeune garçon. Mme Kalinski lui suppliait de l'aider, elle ne savait que faire.
- Il ya peut être une solution pour Shane. Je m'occupe d'une structure qui accueuille des enfants et adolescents la journée. Shane pourra rencontrer des spécialistes et se vider l'esprit. Mais je suis confus car les places sont très chères. Mais vu le cas extrême de Shane ...
- Combien de places restent-il ? demanda Mme Kalinski.
- Une. Du moins, il en reste deux mais la deuxième est déjà réservée car c'est une grande urgence. C'est une petite fille qui a besoin de soins. Tu vois, Shane , tu n'es pas le seul à avoir des problèmes.
Shane haussa les épaules car il ne savait quoi dire. Ca le rassurait un peu, il y avait d'autres enfants nécessiteux de soins.
- Shane , je vais tout faire pour que tu sois admis dans mon centre. Tu es très malade et ton anorexie mentale doit être rapidement soignée. Tu risques d'avoir de très graves problèmes de santé et tu peux en mourir. Evidemment, tu ne le souhaites pas ?
- Cela m'est égal, je finirais par mourir de toute façon.
- Ne dis pas ça , Shane, intervena sa mère, c'est un passage difficile et tu vas t'en sortir.
- Ta mère a tout à fait raison. Depuis que j'exerce mon métier, beaucoup de jeunes ont guéri et ils sont très heureux maintenant.
Shane n'y croyait pas. Déjà, il parlait de " certaines personnes " et les autres ? Elles étaient ensevélies dans un cimetière ? Shane détestait le mensonge. M Ratel lui faisait de faux espoir et cela allait le détruire encore plus. Envahi par ses pensées, il fut secoué par une voix affolante d'une infirmière qui était entrée brusquement dans le bureau.
- Dr Ratel , nous avons besoin de vous, la nouvelle petite patiente est en train de faire une crise d'angoisse.
- Donnez lui une dose de tercian, environ cinquante gouttes.
- En piqure ou à boire ?
- En piqure. Il faut que ça prenne effet très rapidemnt. Si elle se débat, appellez des collègues pour la tenir.
- Bien, Dr Ratel, dit l'infirmière, excusez moi de vous avoir déranger.
Elle referma la porte derrière elle. Shane était choqué. Ils allaient lui faire une piqure ! De cinquante gouttes ! A une petite fille ! Quel horreur !
- Pourquoi vous lui faites une piqure ? Vous êtes fou !
- Shane , il y a des moments où les patients sont incontrolables et il est nécessaire de leur prescrire une piqure. Ce n'est pas très grave et ça ne fait pas de mal. Au contraire, ça soulage. Tu n'as pas de souci à te faire.
- Je veux aller la voir, lança Shane.
- De qui parles tu ? s'étonna M.Ratel.
- De la petite fille ! Je veux l'aider !
- Je t'assure qu'elle est entre de bonnes mains , ils vont s'occuper d'elle. Parlons de toi, un peu.
- Vous vous en fichez de vos patients ! Cette petite fille a besoin d'aide !
- Tu as un grand coeur, et c'est touchant que tu t'inquiètes pour elle mais toi aussi tu as besoin d'aide.
Shane se leva et sortit du bureau en courant. Sa mère l'appella mais obstiné , il se mit à parcourir l'hôpital. Il entendit des cris et des pleurs plus loin et se dirigea grâce aux sons.
- MAMAN ! MAMAN ! J'AI PEUR !
En face de lui, une petite fille aux longs cheveux noirs était recroquevillée sur elle même et hurlait. Un infirmier avait une seringue dans sa main, prêt à la piquer. Shane se précipita sur elle et la prit dans ses bras.
- Petite fille, n'ai pas peur, je suis là pour te protéger, lui murmura t'il.
- Il va me faire une piqure , et je ne veux pas, je ne veux pas, parvena t'elle à dire en se calmant.
- Si tu arrêtes de pleurer, il te laissera tranquille ...
- Le docteur a dit que je devais aller dans son centre ...
- M. Ratel ?
- Oui, il est méchant. Je veux ma maman ...
- Ta maman est morte, intervena une voix.
M.Ratel était là avec Mme Kalinski. C'était lui qui venait de parler d'un ton sec. La petite fille serra la main de Shane très fort. Shane jeta un regard noir au médecin.
- Shane , je n'y suis pour rien et cesse de me regarder de la sorte. Maintenant laisse mademoiselle Céline Romet et reviens dans mon bureau.
Les yeux verts de Shane croisèrent ceux de Céline Romet. Il lui adressa un grand sourire et par magie, les pleurs de la petite fille cessèrent.
- Vous avez vu ? Il suffit d'un sourire pour rendre heureux les gens, lança Shane.
Mme Kalinski souria. Elle était fière de son fils. M.Ratel avait gardé le silence mais il était stupéfait de la scène. Lui-même, il était impossible de calmer Céline et là, un adolescent venait de réussir. Céline fit un bisou sur la joue de Shane pour le remercier.
- Shane , viens, il faut lui laisser un peu de repos, dit Mme Kalinski.
Mais Céline le retena.
- Céline semble s'être très attachée à toi, constata M.Ratel.
Elle lui souria et Shane fut émerveillé par la beauté de son sourire et de ses grands yeux bleus. Elle se mit à rire quand elle compara les grandes mains de Shane et les siennes.
- J'ai des mains de bébé, dit-elle.
- Tu es encore petite, Princesse.
- Ho ! Tu crois que je suis une princesse ?
- Absolument. Tu es belle comme une princesse.
- Céline, intervena M.Ratel, il faut que tu retournes dans ta chambre pour te reposer.
Elle fit la moue. Elle finit par dire :
- Mais Shane va partir et je ne le verrais plus !
Shane lui chuchota à l'oreille :
- Je vais aller dans le même centre que toi et nous nous reverrons très bientôt. Maintenant, vas te reposer , tu en as grand besoin.
Elle hôcha la tête pendant que Shane fouillait dans ses poches. Il trouva un bonbon à la fraise. Il lui donna :
- J'adore la fraise ! Merci ! le remercia t-elle.
Elle lui fit un dernier bisou et lui adressa un grand sourire avant de retourner dans sa chambre. Une demi heure plus tard, Shane apprit qu'il était admis à l'hôpital de jour. Les Kalinski rentrèrent chez eux et pendant le trajet, Shane ne faisait que de sourire.

Il s'était trouvé une amie.

# Posté le mercredi 01 avril 2009 09:12